Album live, souvenir du concert le plus mémorable du Festival de Marciac édition été 2010. 7000 personnes debout pour acclamer les acteurs d’une musique généreuse, aussi virtuose que spontanée. Un moment d’humanité inoubliable. Voici ce qu’écrivait alors La Dépêche à l’issue du concert : « Pendant la balance, Laffont & Co font dans la décontraction, le swing montre son nez et les cigarettes défilent aux becs. Soit : du cool manouche. À 21 heures, Steeve Laffont, Rudy Rabuffetti (guitare rythmique), Serge Oustiakine (contrebasse et chant) et Costel Nitescu (violon) sont, chacun, cintrés dans une chemise impeccable. Tout est net sauf le regard très ému de Steeve Laffont quand, en guise de préambule, il lâche : « Nous dédions ce concert aux gens du voyage ». Émotion. Dès les premières secondes, Steeve Laffont fonce dans le swing comme un taureau coincé dans une chambre ripolinée au rouge. La rythmique de Rudy Rabuffetti, le cousin, est une highway. Le swing de Laffont, c’est une Cadillac rutilante sur une autoroute américaine à quatre heures du matin. Que ce soit dans la lenteur ou dans les accélérations vertigineuses djangoesques, le manche de Steeve s’étire, s’étire, s’étire à l’infini. Dans le manouche, un morceau de trois minutes est englouti dans un petit morceau d’éternité. Les performances de Steeve Laffont à Marciac sont rarement décevantes. En invitant le violoniste, Costel Nitescu, Steeve le manouche fait preuve de liberté et d’anticonformisme. Il a enrichi le trio cordé initial. La guitare manouche, celle de Steeve Laffont entre autres, est un manifeste de liberté. »
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