André Minvielle ne chante pas du jazz et pourtant il a toutes les qualités du chanteur de jazz: swing, voix trempée dans l’alcool (acormagnac) ou la rébellion (béarnaise), improvisation mélodique, traitement instrumental de la voix. Ce qui, justement, distingue le chanteur de jazz du crooner, qui chante d’abord la chanson, en la veloutant. André Minvielle ou l’anti-crooner (…), n’est pas non plus un chanteur de variété, ou alors il est de la variété Boby Lapointe pour l’invention langagière (…) Et quelle urgence existentielle dans ses chansons, quelle fièvre à bousculer les frontières, quel sens de la fiesta ! Qui aura entendu ce grand allumé adapter en scat gascon le Misterioso de Monk, essayer mille rythmes et autant de sons avec la complicité de l’accordéon de Marc Perrone, les provocations de Bernard Lubat au piano, à la batterie, aux synthétiseurs, se fera une idée juste de conjuration joueuse et batailleuse qui règne à Uzeste, dont André Minvielle est l’un des esprits les plus turbulents, remuants et libertaires. Télérama
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